Lundi 20 juin 1 20 /06 /Juin 00:00

Prostitution: Où sont les filles ?

 

 

Depuis mars 2003, les protégées de Marie-Madeleine ont changé de condition sociale en France. Elles étaient 15 à 18 mille. Elles sont toujours le même nombre mais vivent dans une plus grande précarité comme l’affirme Robert Badinter « la condition vécue de la prostituée a empirée considérablement ».

 

Certains citoyens Français font le choix de réglementer, de légiférer mais est-ce véritablement la meilleure des solutions. Le plus vieux métier du monde, traduit à ne pas en douter, un réel besoin physiologique d’un grand nombre d’hommes.

En se bornant à ne pas vouloir organiser, comme les autres pays d’Europe la prostitution, nous assistons à une précarisation accrue des pratiques. De fait, les prostitués des villes sont devenues les prostituées des champs en allant travailler en pleine campagne, livrées en pâture aux racailles qui les rackettent en toute impunité.

 

LES CLIENTS SONT-ILS DES MALADES ?

 

Bien sûr, il est insupportable et urgent que ces filles ne servent pas à entretenir des maquereaux sans scrupule. Mais il est naïf de croire que l’ont peut interdire ces pratiques millénaires qui sont le fruit d’un besoin naturel. Il faut bien qu’en la matière, on considère qu’il est interdit d’interdire sous peine d’être désavoué par les faits. En France de-ci de-là, dans les débats médiatiques la tendance est de faire croire que les clients des prostituées sont des malades. Non ils sont des « hommes ». Les débats vont bon train, l’hypocrisie est de mise dans notre pays à la pensée culturelle d’exception. A Toulouse, un client a été condamné par la Justice pour racolage, alors qu’il prétendait demander simplement le prix à la dame. L’un avait besoin d’argent, l’autre de sexe et peut-être de tendresse et notre société « libérale » et bien pensante veut diriger nos ébats.
Il serait bon de regarder la réalité en face. Chez nos voisins : les Pays-Bas, la Belgique ont organisé la prostitution. Les filles peuvent légalement louer des vitrines où elles exposent leurs charmes en toute sécurité et pas sur un bout de trottoir. En Allemagne les “eros center” sont des lieux municipaux, sorte d’hôtels dans lesquels les filles attendent devant leurs chambres qu’elles louent.

 

COMME DANS UN DANCING

 

Et puis, il y a l’Espagne où ont fleuri les « Clubs » : de vrais bordels à 10 Euros l’entrée, comme dans un dancing, le ticket donne droit à une consommation; mais là, ce sont les filles qui vous invitent si vous le désirez pour 60 Euros. De18 à 25 ans, de nationalités diverses: Roumaines, Russes, Brésiliennes et minoritairement Africaines, elles ont des papiers en règle et rentrent dans leur pays tous les trois mois. Pour sûr, certaines sont sous l’influence de passeurs, d’usuriers, qui sont de fait leurs maquereaux, d’autres se disent libres et heureuses de pouvoir ainsi faire vivre leur famille. Pour certaines, il n’y a pas d’encombre psychologique. Bien sûr, aucune n’assume de la même façon. les individus étant tellement inégaux dans leur réaction psychologique.

 

HUMANISER LA PROSTITUTION

 

Il y a aussi l’alcool, la cocaïne mais, qui peut dire que cela est plus présent dans ce milieu que dans d’autres. A la frontière de la France et de la Catalogne, on assiste à la naissance d’un véritable « Las Vegas » du sexe où les parkings géants sont remplis de voitures immatriculées en France. Les enseignes clignotent et rivalisent dans la nuit : Lady Dallas, Madam’s, Baby Doll, Olympe, Torré-parck …c’est plusieurs milliers des filles les plus sexy qui reçoivent le client aux portes de la France.
Il y a une autre destination plus exotique mais prisée des Français, c’est le Maroc. Sous le couvert de parcours de Golf, les initiés louent des appartements et vont parfaire leurs parcours sportifs avec des jeunes filles qui désirent améliorer leur quotidien. Les plus fortunés vont au Brésil chercher avec plus d’anonymat, des filles dont la légende est sans cesse renouvelée laissant en queue de hit parade l’Asie moins usitée en ce moment.
Il est vrai que l’on a du mal a recueillir des témoignages de péripatéticiennes qui s’en sont sorties et qui, rangées, vieillissent dignement.

C’est avant tout un métier de jeune, par contre puisque cela existe et existera, notre devoir est d’essayer d’humaniser la prostitution c’est là que les pouvoirs publics peuvent agir.

 

 

J-C.S

Par SENSEMAT - Publié dans : toulouse-capitale
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