Sil y a un sujet qui tape la tête dune partie des Français, cest bien la Légion dHonneur.
Beaucoup pensent quils devraient lavoir et sanglotent à chaque promotion du 31 décembre, de Pâques et du 14 Juillet pour les civils, et le premier Juillet pour les Militaires. Les légionnaires, eux-mêmes, se targuent parfois davoir été décorés « à titre militaire », voulant imposer ainsi une ségrégation. Des voix encore sélèvent pour critiquer lOrdre, telle Madame de
Fontenay, populaire, Patronne de nos Miss France, qui prétend faire mieux que la Chancellerie et voudrait imposer sa censure à lun ou lautre de nos Français les plus glorieux. Cette adepte dArlette Laguillet, na pas encore réussi à faire triompher ses idées pour les imposer à nos institutions.
La Grande Chancellerie de la Légion dHonneur rappelle :
« Notre premier ordre national est destiné à récompenser les mérites éminents acquis au service de la Nation, soit à titre civil, soit sous les armes. Cette universalité, posée lors de la création de lordre, a été reprise en exergue du code de la Légion dHonneur.
Pas plus quelle nest une décoration exclusivement militaire, la Légion dHonneur ne saurait être fermée à telle ou telle catégorie de services civils. La Nation est une et il nest possible dexclure de cette entité aucune activité, si spécifique soit-elle, pourvu que les services rendus dans le domaine concerné soient particulièrement éclatants et contribuent à lenrichissement de la Nation sous quelque forme que ce soit. Par ailleurs, le code de la Légion dHonneur fixe de manière très stricte les conditions dans lesquelles les mémoires de propositions sont établis par les Ministères et examinés par le Conseil de lOrdre, après étude de lexposé détaillé des services, des extraits des casiers judiciaires et des résultats des enquêtes de moralité.
Les nominations et promotions ne deviennent définitives quaprès avoir été agréées par le Conseil de lOrdre et signées par le Président de la République »
quon se le dise
Ceci évitera à de nombreux «postulants » de croire à des chimères.
Une idée des plus répandues est que « lon doit se porter candidat à la Légion dHonneur » : Erreur totale qui serait des plus mal venues. Bien évidemment le récipiendaire est informé de lexistence de son dossier lorsque les renseignements généraux entreprennent leur enquête et viennent rencontrer le futur médaillé qui sexprime alors. Le plus souvent le choix est fait depuis les Préfectures qui, après examen, font remonter auprès des Ministères concernés les dossiers de personnalités, dirigeants dassociations, du monde des entreprises, des particuliers, etc...
Il est souvent regrettable de constater les frustrations, aigreurs et réelles souffrances de personnages qui manquent souvent dhumilité. Ceux-là sont parfois légion. Ils se comparent à lun ou lautre des légionnaires dont ils ne peuvent connaître le détail des dossiers, et pour lequel seul lOrdre de la Chancellerie décide, éclairé par la réalité vraie, des mérites et faits de lintéressé. Il ne devrait donc pas y avoir de place pour la polémique, motivée la plupart du temps par lenvie. Ici les copains et les coquins ne passent pas, même si le dossier émane dun Ministre, dun Député ou dun Sénateur. Ceux-là ne peuvent dailleurs pas même prétendre à une décoration pour eux-mêmes tant quils occupent ces hautes fonctions, même si parfois la convoitise est grande. Souvent, ils se la voient attribuée après avoir oeuvré pour la cause publique, bien sur sils remplissent eux-mêmes les conditions de la Chancellerie.
Un dossier qui ne correspond pas à léthique de la Grande Chancellerie de la Légion dHonneur : la Décoration ne sera pas accordée. Par contre, gare aux légionnaires qui fauteraient, il ne se passe pas de trimestre sans quil y ait des radiations au Journal Officiel.