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Chronique parue dans le journal LA UNE n° 94 de Janvier 2005
Le bon sens de Jean-Claude Sensemat : DES JUGES RESPONSABLE MAIS PAS COUPABLES ?
Nous Français, sommes fiers de nos Institutions en général, heureux que notre pays soit la Patrie des Droits de lHomme. Pourtant tout ne marche pas parfaitement et notamment en matière de Justice, à lexemple de laffaire dOutreau dans laquelle des juges irresponsables font vivre des horreurs à des innocents, en toute impunité alors que les innocents eux sont incarcérés dans nos prisons.
Laffaire de lindépendance des juges nest pas simple car la séparation des pouvoirs exige lindépendance de ces derniers mais noublions pas que tous ces juges ne sont que des hommes et des femmes. Cette population contient, comme dans tous les rouages de notre société humaine des bons, des mauvais et des crapules.
Tout cela est banal sauf que les juges indignes ne sont presque jamais sanctionnés par leur hiérarchie qui se contente de blâmes ou de déplacements de juridiction. Cest donc en toute impunité que lon assiste au détournement de la fonction de Juge pour que certains règlent au passage leurs problèmes personnels, sentiments de jalousie, corruption, trafic dinfluences même et sans compter sur le couple malsain « juge-journaliste » bien trop souvent liés. Lun et lautre alimentent leur fond de commerce en orchestrant des fuites dinformations pour asseoir la thèse de lun et remplir les colonnes de lautre.
Il est urgent que le Conseil Supérieur de la Magistrature fasse table rase de ces brebis galeuses car tous les juges ne sont pas des RIPOUX, mais il reste des justiciables comme tout citoyen. Il y a des gens intègres et respectueux de nos lois dans cette fonction comme dans beaucoup dautres mais le surnombre des affaires tend à penser qu'il y aurait plus de faibles, dincapables voire de novices dans la fonction cela noyant l'intégrité et le professionnalisme des autres dans la masse.
Jean-Claude SENSEMAT
Chronique parue dans le journal LA UNE n° 93 de Décembre 2004
Le bon sens de Jean-Claude Sensemat : PATRONS VOYOUS ?
Il y a des « modes » qui sont malvenues. Comme celle qui consiste, pour bon nombre de commentateurs économiques, à employer le terme de « patrons voyous ». Ceci est choquant car ces mêmes économistes nemploient jamais le terme « douvriers voyous ». Je sais pourtant ne pas être le seul Patron à avoir été victimes « douvriers voyous ». Dans une carrière patronale de 30 ans, jai été victime de vols et autres larcins commis par des personnes indélicates. Bien sûr, jai aussi connus des salariés exemplaires. Mais au total, qui peut savoir lesquels sont les plus voyous ? Pour ma part, je suis convaincu dune égalité dans ce domaine, alors pourquoi cette partialité journalistique ? Pourquoi faire des quelques exemples malheureux et déplorables de ces « patrons voyous» une généralité de la classe de ceux qui entreprennent pour eux, pour les salariés quils emploient et au final pour le bien du Pays. Aurions nous oublié que les bons et les mauvais exemples, pour peu que lon veuille sen donner la peine, se trouvent aisément dans tous les camps comme on peut les trouver dans une même famille, une même catégorie professionnelle, un même peuple, une même ethnie
Le travers nest pas spécifique à une catégorie « celle des patrons » à proprement parler mais tout simplement au genre humain. Cessons de stigmatiser et de mettre à lindex les chefs dentreprises en les qualifiant de « Patrons Voyous ». Ils ne font pas lunanimité de la fonction. Ils sont suffisamment nombreux à fuir notre Pays ces dernières années et craignons plutôt que dans un avenir proche plus aucun dentre eux ne souhaite entreprendre quoique ce soit et créer des emplois dans notre Pays, car nous verrons alors les files dattente augmenter de façon toujours plus inquiétante devant les ANPE. Que faisons-nous de la souffrance ou du désarroi face à léchec. Le chômage pour les salariés, ou le dépôt de bilan pour les chefs dentreprises. Les salariés sont accompagnés et cest indispensable après une épreuve traumatisante comme la perte dun emploi. Mais que faisons nous pour les patrons qui sont laissés à labandon par notre système ? Ils nont pas droit au chômage, à cause du statut de « mandataire social». Beaucoup rétorqueront: «Mais un patron a toujours de lagent de côté ! » Ceci est une image reçue, et la réalité est tout autre. Jai connu, dans les années 95, et ce nest pas un exemple unique, un Grand Patron Français, Commandeur de la Légion dHonneur qui avait employé jusquà 1800 salariés et qui tous les printemps vivait la frayeur de lexpulsion car il ne parvenait plus à payer le loyer de son appartement. Le MEDEF serait bien inspiré de se préoccuper du sort des Patrons qui ont fait la fortune du Trésor de notre Pays car le sens humain et lhumanisme dont se targuent les syndicats salariaux ne pourront quacquiescer. Cette mode là verra t elle le jour ?
Jean-Claude Sensemat
Chronique paru dans le journal LA UNE n° 92 de Novembre 2004
Le bon sens de Jean-Claude Sensemat: Et moi, et moi et moi
Connaissez-vous « Monsieur Moi Aussi » ? Cest une grande famille française qui sagrandit de jour en jour. Dailleurs vous pouvez faire facilement leur connaissance. Faites lexpérience ! Dites à votre voisin : « Jai acheté un terrain pour faire construire, jai fait une superbe affaire
! », invariablement il vous répondra : « Moi Aussi, dans le passé javais acheté
» Ou encore : « Jai acheté cette voiture chez Peugeot avec toutes les options proposées, il me la laissée à tant deuros
» Il vous répondra : « Moi Aussi, lorsque jai acheté la mienne chez
» Cest sûr : cest Monsieur Moi Aussi qui vous répond.
Autrefois, le Moi Aussi » était utilisé pour faire profiter lautre dune opportunité, dune expérience positive, dun enrichissement moral, culturel ou financier. Aujourdhui, lhumilité a quitté notre Pays. Les Français ne se mettent plus à leur place, ils nacceptent plus que le voisin ou le cousin fasse une meilleure affaire queux. Quils aient une meilleure situation que la leur, ils ont un besoin insatiable de se comparer à lautre. Désormais, tout est possible dans leur esprit.
Mais la réalité est toute autre. Dailleurs, nos instances dirigeantes ne nous montrent guère lexemple en nous faisant croire que nous sommes encore à la pointe. Comme dans presque tous les domaines, le journal de vingt heures enracine cet lesprit alors, la famille de « Monsieur Moi Aussi » sagrandit. La comparaison est fréquente, facile, souvent grossière, mais constante, après tout, pour quoi pas. « Celui-ci a telle situation
», finalement cest injuste, « Moi Aussi, je pourrai faire son travail, et mieux que lui en plus». Beaucoup de déceptions en perspective, et elles sont de surcroît génératrices dune jalousie sans pareille. Nous ne sommes pas tous égaux. Cest la réalité. Certains sont bien nés, et disposent de tout dès leur naissance, dautres doivent se battre une vie entière pour survivre décemment, certains restent dans la misère quoiquils fassent. Pourquoi ne pas prendre plutôt lautre comme un exemple de réussite, sen réjouir et essayer de marcher dans ses pas, de suivre ou de calquer ses actions pour en tirer du positif. Cela créerait une stimulation saine qui ferait avancer chacun et par voie de conséquence le Pays aussi. Mais le Français ne supporte plus sa condition, son niveau, qui est dêtre parfois un tout petit peu moins que son voisin, son cousin, son ami ou celui auquel il sadresse tout simplement et la jalousie prend racine dans notre Pays. La famille de Monsieur Moi Aussi » sagrandit et finit par donner naissance à un clan.
Jean-Claude Sensemat
Article paru dans FIGURES de Décembre 2004 Jean-Claude SENSEMAT
MA JOURNEE BUSINESS ET DIPLOMATIE
Jeudi 7 Octobre 04 A 9H30 précises, le réveil de ma montre Lip sonne. Jouvre les yeux dans le brouillard, presque dans le noir je chausse mes lunettes. Je me précipite dans la salle de bains pour me donner un coup de peigne car le service détage de lHôtel va mapporter le petit déjeuner.
Hier soir, à lUNESCO, Alfred Mouisiu, Président de la République dAlbanie, a été reçu officiellement. En ma qualité de Consul de ce Pays pour trente-trois départements du sud de la France, je me devais dêtre présent. Puis, jai travaillé tard sur mon prochain ouvrage.
Après ma toilette, je sors du Warwick, mon Hôtel parisien, où latmosphère et la sollicitude du personnel me réconfortent car ils me connaissent bien. Pour certains, ils ont lu et été touchés par mon dernier livre «Le Délit dEntreprendre».
Je déambule toujours quelques temps sur les Champs Élysées, un privilège sans cesse renouvelé pour le provincial que je suis. Moi qui ai tellement voyagé à travers le Monde, quelle belle avenue !
Ancien membre du Maxims Business Club, transformé en Cercle MBC qui a désormais son siège au Fouquets, jai donné rendez-vous à mon ami. Robert Lafont a su, en quelques années, construire un Groupe de presse de cinquante magazines, côté en bourse. Lorsque jai traversé mes années difficiles, il a été un des rares à me manifester son soutien, bref un type bien.
Je suis escorté dans les allées du Fouquets jusquà ma table. Les égards, accordés aux membres du Cercle MBC, me valent sourires et attentions diverses qui me ravissent surtout venant de ces charmantes hôtesses, car mon invité, Homme daffaires, est toujours en retard. Un quart dheure après le voilà, il sarrête à plusieurs tables avant datteindre la nôtre.
Jai toujours beaucoup de plaisir à rencontrer cet homme daffaires montant car on croise plus de patrons moroses que de gagnants de nos jours. Nous mettons au point un projet internet que je voulais partager avec lui. Laffaire sest conclue, le magasin internet www.ObjetsWeb.com était né et la publicité allait fleurir dans ses cinquante magazines.
Vers quinze heures, je laccompagnais jusquà son véhicule que le voiturier du Fouquets avait avancé.
Je regagnais mon Hôtel, le temps de traverser les Champs, car javais à travailler sur mon ordinateur. Les mails dégoulinaient sur lécran.
Mon portable purgé de ses messages sonna. Cétait un Gérant dune Grande Banque qui ma sollicité pour que je le présente au Président de la République dAlbanie. « Je viens vous chercher avec mon chauffeur et nous irons à la réception Albanaise du Lutétia » A 18H30, la voiture était devant lHôtel, mon Banquier de haut vol mexpliquait quil arrivait de Washington.
Une fois au Lutétia, le poids de la sécurité due à la venue présidentielle se faisait sentir. A lentrée du grand salon, laboyeur en queue de pie faisait les annonces : « Monsieur le Consul Honoraire de la République dAlbanie ! » Je serrais la main de lAmbassadeur, puis celle de lAmbassadrice dAlbanie auprès de lUNESCO. Une coupe de champagne métait proposée, presque tous les visages étaient maintenant connus, des Albanais célèbres, importants pour des tas de raisons et puis les Français du Quai dOrsay. Subitement : «Son Excellence Monsieur le Président de la République dAlbanie !» retentit. Cette voix forte et solennelle déclanchât les applaudissements de rigueur. Le Président, lAmbassadeur et linterprète gagnèrent le pupitre pour les discours. Je me trouvais exactement face au micro, à deux pas des gardes du corps. Les discours terminés, les festivités pouvaient commencer. Je tirais lAmbassadeur par la manche pour lui rappeler de présenter mon Banquier « Monsieur le Président, Jean-Claude a amené Monsieur
de la Banque
» Mission accomplie ! Cette rencontre sera utile à lAlbanie afin de faire des économies sur certains
enfin tout cela confidentiel sans être « secret défense ». Mon banquier parti, je conversais avec divers amis et ainsi se terminait ma journée business et diplomatie.
Il ne me restait plus quà reprendre le cours de mon écriture.
Jean-Claude Sensemat |